山口 [Yamaguchi], la montagne et la bouche

Du samedi 18 au mardi 20 mars 2012
Mardi férié + lundi réservée = weekend de quatre jours !

Nous sommes des oufs, nous avons fait un truc de guedin, nous sommes allés passer le weekend à la campagne !!!
Yamaguchi (山口 littéralement la montagne et la bouche), voisine d’Hiroshima, est la préfecture la plus à l’ouest sur l’île d’Honshu. Yamaguchi, ça a été un vrai voyage pulsion, pas vraiment organisé (mais nous sommes de plus en plus rodés, vu que c’est un peu notre mode opératoire) « et si on allait là ? On trouvera bien où dormir … prenons le train local pour nous imprégner de l’ambiance (et économiser quelques milliers de yens). »

Samedi, Yamaguchi city enfin je dirais plutôt village parce que bon… Une petite balade tranquille pour aller voir la fameuse tour, se pencher au sommet de la colline voisine et contempler les alentours… sans croiser grand monde.
Nous délaissons le chef lieu de la préfecture pour nous rendre tout au nord à Hagi. Arrivés en pleine nuit, les hôtels repérés étaient tous soit complets (comprendre ‘on aime pas trop les Américains’) soit trop cher. En désespoir de cause, nous nous retranchons près de la gare pour découvrir une petite perle bon marché aux allures de Ritz. Chambre confortable, petit dej inclus, salle de sport et … onsen

Dimanche, visite de la petite ville qui à la particularité d’avoir conservé en l’état un quartier datant de l’époque où Hagi était la capitale de la région de Choshu (fin XVIIème). Les habitants y vivent toujours ce qui rend l’histoire animée. Balade à travers les rues, pique-nique sur la plage face à la mer du Japon, tendant le cou pour apercevoir la Corée du sud, observation d’une bande de carpes affamées, promenade entre les ruines du château devenu parc public et escalade jusqu’aux vestiges de la citadelle.

Lundi, nous quittons notre coup de cœur pour nous rendre à Nagatoshi qui, sur les guides, était assez recommandée… après une demie heure de marche, et une déception notable, nous avons laissés nos pas nous sortir de la ville pour nous diriger vers l’île d’Omi. Nous commençons le long de la mer pour nous retrouver en équilibre sur les murs anti-tsunami. Pour accéder à l’île, il faut emprunter un pont gigantesque et impressionnant. Nous avons marché au grès de nos envies. Oh un village. Oh une petite route. Oh un sentier. Oh un panneau où l’on ne comprend rien à ce qu’il y a d’écrit… Suivons le ! Nos discussions partent dans tous les sens et sont souvent interrompus par les paysages qui nous coupent le souffle et apaise notre esprit sans préavis.


Retour direction la gare et nous avons dû mal à nous arracher aux paysages et à l’atmosphère si paisible de l’île alors que les aiguilles tournent. Nous avions prévu d’aller à Shin-Yamaguchi (là où passe le Shinkansen, différent de Yamaguchi, comparable à St-Pierre-des-Corps si vous voulez mais qui porte le même nom que la ‘ville’ principale) que nous avions traversé samedi à l’aller et qui avait l’air plus moderne que le chef lieu Yamaguchi, histoire de trouver un manga café et d’y passer la nuit à moindre coût. Mais au vu de notre vitesse de croisière, il fallait se rendre à l’évidence et nous pensions déjà à trouver un ryokan (auberge traditionnelle japonaise) à Nagatoshi et à exploser le budget. Re-heureux hasard de la vie, deux Japonais d’un âge avancé, au volant d’un mini van s’arrêtent et proposent de nous déposer. Lucky =)
Quatre heures de train plus tard, nous voilà à Shin-Yamaguchi. Fini la bouffe des combini, ici ils ont des supermarchés ! Pas de manga café à l’horizon, nous nous réfugions dans un de nos hôtels fétiches Toyoko et plongeons dans les bras de Morphée.

Mardi, passage à Iwakuni, plus par « c’est sur le chemin » que par envie. Et bien si le fameux pont en lui même ne m’a pas plus secoué que cela, le village traditionnel au pied de la colline où trône le château avait des faux airs de Chinon, en Touraine (oui c’est conceptuel mais je ne maîtrise pas mes ressentis).
L’ascension (forcée parce qu’une certaine personne de ma connaissance a, comme qui dirait, le vertige et qu’il était hors de question pour elle de prendre les cabines téléphériques) s’est avérée être très agréable, à l’ombre des arbres, et pas aussi éprouvante pour nos genoux qu’il semblait. Le château ressemble aux autres pour l’inculte que je suis, mais il abrite une bien belle collection de sabres, et possède une vue imprenable sur le village préservé, la ville développée, le parc industriel (oui bon), les montagnes environnantes et la mer.

Retour sur Fukuyama, reposés et avec la délicieuse sensation d’avoir découvert une autre facette du Japon.

Publicités

À propos de Sept Heures en Eté


One response to “山口 [Yamaguchi], la montagne et la bouche

  • Anonyme

    Hello ma Tifenn!
    Je suis bien contente de te lire un peu car ça faisait quelque temps que tu ne nous avait pas conté tes aventures japonaises!
    Je sais que ce n’est pas réjouissant mais je voulais savoir quand tu revenais en France?
    Car il faudra que tu passes nous voir! David et moi avons emménagé ensemble et figure-toi qu’on habite à deux pas de chez Coco! Donc ce sera pratique pr venir nous voir!!

    Voilà, je te fais d’énormes bisous et je pense fort à toi!

    Ta Josée

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s