Question existentielle

Hier. 

Déjà juin et la température flirte avec les 30° en journée. 
Au Japon, au contraire de la France et d’autres pays dits occidentaux, il n’est pas choquant de découvrir ces jambes, surtout chez les femmes. Mini-short, mini-jupe (avec bas en hiver) voir mini-mini-short et mini-mini-jupe sont monnaie courante. A tel point qu’il m’est arrivé de m’interroger si elles le prendraient mal si j’allais les voir pour leur demander où elles avaient acheté leur sous vêtements (parce que j’ai dû être un sacré pervers dans une vie antérieure, j’ai un radar à la place des yeux et suis inexorablement attirée par ce que je n’ai pas forcément envie de voir). 
Par contre si le court est naturel pour le bas, le haut doit être couvert. Ni épaules dénudées, ni décolletés plongeants sous peine de s’attirer des regards réprobateurs de la part des autres, hommes comme femmes.
Autant vous dire que ma garde robe est complètement à refaire si je suis leurs principes.
En cette saison où le soleil commence à taper sacrément fort et où la bouteille de crème solaire de 120mml indice 30 vaut près de 7euros , il est conseillé de trouver de quoi se protéger efficacement. Manches longues / gants jusqu’aux coudes + chapeau / casquette armée de visière opaque à la Dark Vador + léger (?) col roulé + ombrelle = combo gagnant….  Voilà qui explique le faible taux de natalité au Japon, parce que le tout n’est pas très attrayant. Les hommes ne sont pas en reste puisqu’ils se séparent rarement de leurs costumes-cravate, qu’ils suent un peu beaucoup et que le déodorant n’est pas commercialisé dans ce merveilleux pays.
Envie de peau blanche. Paraître pour être. Les traditions ont la peau dur.

Bref. Aujourd’hui il fait beau, genre ciel bleu et soleil, parce que d’habitude on a le droit à la chaleur et à une espèce de couche nuageuse qui nous sert de ciel et qui rend l’ambiance étouffante.  Je sors de bon matin vêtue d’une robe mi-molet (sans manches parce que ma moman et ma sista m’ont ramené de la crème solaire et que… putain j’ai chaud quoi!). Comme je suis (exceptionnellement) à la bourre, j’enfourche mon fidèle destrier Fromage (le choix) et me lance sur les routes. 
Erreur de débutante, que je fais au moins pour la troisième fois. J’avais oublié que le vent est joueur et me voilà une main sur le guidon, l’autre pour empêcher le coquin d’aller plus loin. Car j’ai beau avoir des yeux de pervers fini et n’éprouver aucune honte à montrer mes épaules and co (dévergondée que je suis) il est tout simplement impossible pour moi de me dire que tout le monde puisse voir au dessus de mon genou, sans rougir. 

D’où ma question existentielle, parce que je suis apparemment la seule à galérer :

 Comment font les Japonaises pour pédaler malgré leurs jupes légères ? 

Le mystère reste aujourd’hui entier malgré mon investigation dans le domaine. Je les soupçonne de mettre du métal dans leurs ourlets, c’est la seule explication plausible de mon point de vue.

Le silence a été long, et le retour peut paraître incongru  . La vie continue du côté japonais (exemples ici ou ici ou ), mais depuis deux mois je me suis concentrée sur la recherche d’emploi (démarchage, inscription, candidature, relance & co) depuis que j’ai fini mon portfolio et sa traduction en ligne (5 mois de travail tout de même). 
Cette ‘activité’ m’a pris énormément de temps, et surtout d’énergie, pour un résultat plutôt discutable. Je pense aujourd’hui avoir usé toutes les possibilités qui étaient à ma portée. J’essaye de gérer ma frustration et mon impuissance dans ce pays où je maîtrise mal la langue et refuse d’accepter mon ‘rôle de femme’ ou celui ‘d’Américaine’ (putain, non je ne veux pas enseigner l’anglais ni travailler au McDo, regarder mon cv avant de me faire ce genre de proposition! )

Aujourd’hui, je reviens à mes premiers amours. J’espère pouvoir rattraper mon ‘retard’ et vous faire partager les découvertes de ces deux derniers mois, entre voyages, rencontres et retrouvailles. Bientôt de nouveaux Européens vont débarquer, bientôt huit mois depuis ma première nuit blanche à Osaka, le temps file.

Thinking of you
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Ps: je kiffe les smileys de mon portable, c’est de l’art japonais kawaii  Manque de pot pour vous j’arrive à les copier sous wordpress 

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À propos de Sept Heures en Eté


5 responses to “Question existentielle

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