Ces petits chocs culturels #1

qui rendent la vie au Japon si surprenante…

Aller pour bien commencer l’année, voilà un petit pêle-mêle de mes aventures quotidiennes, grands moments de solitudes, surprises et autres clichés japonais.
Je tiens juste à souligner que, même si le ton y est, ce ne sont que des remarques et observations basées sur mes expériences personnelles, cela n’engage que moi, et ce n’est en aucun cas des vérités vraies à prendre au pied de la lettre.
ありがとございます

Maud, le guide de conversation japonais que tu m’as offert à Noël dernier me sauve la vie de façon quasi quotidienne ! Mille mercis, gloire à toi d’avoir eu cette idée, paix, fleur et amour sur toi et ta famille !

Le rose
Le rose est ici une couleur aussi virile que le bleu ou le vert. Chemise, coque à portable qui scintille, bicyclette, crayon et j’en passe roses sont aussi possédés par des hommes. Au Japon, même si la mode Kawaii [mignon] est surtout féminine, les garçons ne se privent pas de sac, d’accessoires ou de vêtements pouvant être affiliés aux filles dans le reste du monde.

La propreté urbaine
Il n’y a pas de poubelles dans les rues ! Et pourtant les villes sont bien plus propres que ce que j’ai pu voir en Europe. Apparemment, les déchets par terre sont lourdement sanctionnés. Comme dirait Ruairi « it is a big no no in the Japanese society ».
Du coup on est comme des c*ns avec des sacs plastiques dans nos sacs à main et à dos.
Vous pouvez aussi marcher le nez au vent sans crainte de poser le pied dans un petit cadeau canin, puisque les propriétaires ramassent le tout. Comment font ils me direz vous, vu qu’il n’y a pas de poubelles dans les rues ? Certes, MAIS, et c’est une des raisons pour lesquelles je surkiffe ce pays, il y a des toilettes publiques, gratuite et propres par-tout !

Vous connaissez l’histoire de Toto aux toilettes ?
Tant qu’à parler d’intimité nécessaire, autant que je fasse toute la lumière sur une question qui vous taraude énormément d’après mon courrier des lecteurs.
Alors oui, certains toilettes japonais nous font penser à des instruments de la NASA que tu as peur de te déculotter devant et que dans l’empressement de ta petite affaire, ton coude appuie inopinément sur un des boutons sur le côté, déclenchant milles et unes merveilles technologiques. Par exemple, siège chauffant, nettoie cul et autre jet d’eau, réglage de la puissance du jet, … les autres commandes n’ont pas encore été identifié et je ne souhaite pas faire ma warrior et « appuyer pour voir ». Perso, je m’attends toujours à ce que le toilette me parle et me souhaite la bienvenue.Bib de Montpellier ;) Sinon les autres toilettes sont parfaitement ‘normaux’ dans le sens où on a les mêmes à la maison. Mais le Japon possède aussi un spécimen bien particulier, du genre chiotte à la turc… mais à la japonaise (c’est-à-dire plus petite et plus conceptuel). D’ailleurs un génie a eu l’idée d’en doter certains trains publics, bande de rigolos ! Le tout surélevé, sinon y’a pas de fun !
Un petit plus, le réservoir de la plupart des toilettes est doté d’un petit lavabo ce qui fait que l’on peut se laver les mains avec l’eau qui sert à remplir le réservoir. Par contre, dans les toilettes publics, les Japonais ont l’air d’avoir quelque chose contre le savon, et contre les essuies main. Pour ce dernier, si on a de la chance, il y a des sèche-mains électriques…. à air froid ! En règle générale, chacun possède une petite serviette portable pour ces mains. Peut-être plus hygiénique mais alors niveau pratique, zéro ! Tu te retrouves toute la journée avec une serviette mouillée dans ton sac… à côté de ton sac plastique rempli d’ordure 🙂 alala le Japon ^^ Ruairi m’en a offert une serviette Totoro ! J’ai tellement pas le réflexe de la mettre dans mon sac, que je m’en sers comme serviette de table… oui bon ça va =p
Dernière petite anecdote à propos des toilettes au Japon, le fabriquant le plus connu s’appelle, je vous le donne en mille, Toto !

Vending corner
Il y a des distributeurs de boissons partout, mais alors quand je dis partout c’est vraiment PARTOUT ! Ils font partis du décors : à chaque coin de rue, sur les quais, en rase campagne, au sommet des montagnes, par-tout ! Bien souvent à côté, il y a une poubelle spécialement pour les canettes et petites bouteilles en plastique. Ddeux entrées avec des petits dessins et tout, pour pas que l’on se trompe de trous… qui vont dans une poubelle commune… recyclent ils vraiment?.
Pourtant, bizarrement, pas de distributeurs de nourriture, nul part.

Le suremballage
Les Japonais pratiquent le suremballage intensif. Merci Alex, d’avoir fait le test.
Chaque légume et fruit est emballé, les gâteaux ont un emballage individuel en plus du sachet, … A la caisse, si on ne fait rien, nous avons droit à deux ou trois sacs plastique pour six produits achetés. Je parle pour les supermarchés, mais cela vaut aussi bien pour les combini [petit magasin de quartier ouvert 24/24] que les autres magasins genre librairie, pâtisserie, babioles, …
J’avoue, ça fait mal au cœur de voir ça, et il est dur de leur faire comprendre que nous n’avons pas besoin de sacs supplémentaires car nous avons nos sacs à dos.

Le recyclage
Pourtant Julie (première moitié de la communauté française de Fukuyama) m’a fait remarquer à juste titre que le suremballage était bien pratique dans un pays aussi humide que le Japon. Certes, cela passerait si les Japonais étaient calés sur le plan du recyclage, parce que là, même en parlant Japonais… on a dû mal à comprendre.
A la maison, on trie. D’un côté le papier, les épluchures, and co ; et de l’autre les plastiques et affilié. Le premier s’appelle « ce qu’on va brûler facilement » et le deuxième « met de l’huile, Roger, ça crame pas bien ».
Logique imparable.
Le ramassage spécial papier passe tous les x du mois qu’il faut que tu ailles voir à la mairie pour avoir les jours exacts et que ça change tous les mois sinon c’est moins de fun. J’ai ma petite manie de mettre les journaux publicitaires et autres catalogues de côté, au cas où un jour on choppe le bon moment. Pour les briques alimentaires en carton, les boites de conserves et les boites en polystyrène uniquement (parce que les vieux zieutent et t’engueulent si c’est pas bon) je les dépose dans les containers de certains supermarchés.
Je n’ai toujours pas trouvé où déposer le verre. Une fois j’ai demandé, en japonais s’il vous plait, à un combini où je pouvais mettre à recycler les bouteilles de verre que j’avais. Bien embêtée, l’employée est allée voir son boss qui m’a dit qu’exceptionnellement je pouvais les mettre dans le container à canettes. Ce qui me fait me demander si les containers sont effectivement recyclés où si c’est pour faire semblant…

Voilà pour le premier jet de petits chocs culturels. Je m’arrête là parce que sinon ça va faire trop long. Mais je garde le reste pour la prochaine fois, dont ma visite à l’ANPE japonaise qui vaut son pesant de cacahuètes.
Photo du weekend sur l’île de Sensui, près de Tomo no Ura, où mes perspectives sur la vie auraient dû changer… bon pas d’évolution de ce côté, mais je vous tiens au courant 😉
Je pars ce soir à Hiroshima pour trois jours, et laisse Prune sans baby-sitter à Fukuyama, je fais donc un break internet pour quelques jours. D’ailleurs j’ai mis mon article sur Hiroshima à jour (heu 15 novembre si je me souviens bien). Comme j’ai déjà fait les parties de la ville déprimante, je pense que je vais m’atteler à la découverte des musées d’art et autres jolies choses 🙂

Sur ce, passez une bonne semaine,
Becos à tous
Tif

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À propos de Sept Heures en Eté


4 responses to “Ces petits chocs culturels #1

  • Anonyme

    Hello ma Tifenn!
    Je ne t’ai pas mis de commentaires depuis quelques temps alors je me rattrappe! Tu m’as bien fais rire avec toutes ces histoires sur les japonais! Je vois que tout se passe bien malgré ces quelques détails!
    Gros bisous en attendant de te lire à nouveau!
    Josée

  • Julie

    Une petite réaction sur la propreté des rues…
    Si tu vas sur les plages l’été tu vas voir, ce sont de véritables POUBELLES!!
    Et chez nous, à chaque grosse pluie, y a des nouvelles canettes/bouteilles qui coulent depuis la forêt jusque notre jardin!
    Donc je pense que le fait de ne rien jeter par terre en ville n’est pas une marque de « civisme », mais juste leur éternelle peur du regard d’autrui!

    • Sept Heures en Eté

      Les dégueulasses !
      Je me demande bien ce qui se passe dans leur tête « si tu le fais devant moi je vais désapprouver mais s’il n’y a personne autour, je ne me gênerai pas » …
      Genre rebelles anonymes de la société, contre l’oppression culturelle? Hummm il faudrait que l’on mène notre enquête (comprendre dis quand est ce que tu reviens??)

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