Ma première fois


Nous avons tous des moments qui nous marquent. Je ne pense pas que celui ci va engendrer un tournant spectaculaire dans ma vie, ni qu’il va à jamais changer ma vision du monde, mais il m’a donné un aperçu de ce dont la terre est capable.

Aujourd’hui, lundi 21 novembre 2011, j’ai expérimenté mon premier tremblement de terre.

Heureusement, rien de violent.
L’épicentre se trouve au nord de la préfecture d’Hiroshima, à la frontière avec la préfecture de Shimane. Comme vous pouvez le voir sur la carte, Fukuyama est donc au sud-est de l’épicentre.

Ruairi venait de sortir, direction le centre ville pour aller rejoindre des amis dans un bar afin de fêter l’anniversaire de Katherine. J’ai passé mon tour, je souhaitais travailler sur mon projet secret… le weekend prochain j’emmène Ruairi dans une ville que j’ai sélectionné pour fêter ces 23 ans (oui je sais, différence d’âge, je les prend au berceau, bla bla bla :p mauvaise langue ^^). Bref, 19h bien passées, mon ventre me wizz pour me faire part de son mécontentement dû à ma négligence alimentaire. Je sors de la chambre et referme bien vite la porte pour garder la chaleur. J’ai l’habitude de me déplacer dans la pénombre, j’aime bien, les lumières de la rue me suffisent. Ruairi souhaitant cuisiner à son retour, je me suis préparé un bon chocolat chaud comme en-cas. Le bol tournait tranquillement dans le micro-onde et je m’occupais du chocolat en poudre lorsque les portes coulissantes séparant la cuisine du salon ont commencé à trembler, un peu comme si l’on courait dans l’appart. Tout de suite après, un grondement lointain s’est fait entendre, ressemblant à un camion prêt à passer à travers le mur. Par instinct, je me suis empressée d’arrêter le micro-onde, et me suis calée sous un renforcement de porte. Mon portable a alors émis une petite mélodie que je ne lui connaissais pas. Le tremblement n’a vraiment pas duré longtemps, moins de 5 secondes mais assez pour agir sans réfléchir, permettre la formation d’une petite boule d’angoisse dans l’estomac et avoir les jambes qui flanchent un peu. Un fois terminé, j’ai regardé mon portable pour voir la signification de la nouvelle mélopée. « Earthquake ». Bon au moins, ça élimine définitivement l’hypothèse du camion fou dans l’appart, ça, et le fait que nous habitons au premier étage.
J’ai regardé par la fenêtre, pas de Japonais dans les rues, ça ne devait pas être un tremblement important. Ruairi m’a appelé, tranquille, pour me dire de vérifier que le gaz était bien fermé et pour couper l’arrivée d’électricité. En fait, c’est l’alarme du portable qui l’a prévenu,  lui n’avait pas ressentie la moindre secousse. Il fallait pour cela être un peu en hauteur, c’est pour cela qu’il était aussi calme.

Plus de peur que de mal au final (plus pour moi que pour lui d’ailleurs), mais cela nous a permis de nous rappeler les consignes de sécurité en cas de séismes, et de penser à réaménager un peu notre appart en fonction.

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Rien de bien passionnant sinon ce weekend, il a beaucoup plu, un vrai temps d’automne. En longeant la côte direction Kure (au sud d’Hiroshima) à mi-chemin, nous avons mangé à Kazahaya chez les parents (japonais) de la femme (japonaise) d’un copain (australien)Photo prise dans le train de Ruairi : huitres fries et salade de kaki au menu, bien bon. En aprem nous sommes allés à Kure, seuls, malheureusement. Le mauvais temps a fait que la plupart des trains ont été annulé, Nigel et Kopu n’ont donc pas pu nous accompagné. Nous, aventuriers pour deux sous, nous sommes allés visiter le musée Yamato du nom du gros bateau (hi hi) de guerre, et qui relate l’histoire du chantier naval de la ville. Bref rien de palpitant pour ma part, pauvre Ruairi. Mais nos trajets nous ont fait voir du pays, de magnifiques paysages défilant derrière la vitre, mêlant la ville, la mer, la montagne, les villages, les champs de riz et le brouillard.

Ci-contre (cliquez pour agrandir), une affiche dans le train qui m’a bien fait rire. Nous pourrions la traduire ainsi : « Il est douloureux de se faire coincer entre les portes qui se ferment, mais ce n’est rien comparer à l’attention que l’on attire. »

Honte sur vous, votre famille et votre descendance ! ou comment les Japonais font respecter la loi.

Pour finir voici, ci-dessous, un panorama de Fukuyama pris la semaine dernière durant une petite balade entre housewives (lolilol). C’est la colline qui se trouve juste au nord de chez nous. Si vous regardez au dessus de la serre en plastique (nous sommes dans un jardin/cimetière, les endroits sans usages sont rares ici), le bâtiment aux murs oranges pétants et au toit vert, c’est là où nous vivons ! Si vous avez de bons yeux, le château se trouve au dessus, un peu sur la droite, à côté d’un immeuble moche, entouré de verdure. Vous pouvez aussi voir l’imitation cathédrale du XIIème siècle quelque part dans la ville, dont je vous parlerai plus longuement un autre jour. Enfin, le pont que vous apercevez à droite est le réseau ferré, il coupe la ville en deux (mais n’est pas une barrière urbaine 😉 ).

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Vue de la colline au nord de la ville

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Demain Thanksgiving, puis jour férié pour se préparer au weekend.
Dolce Vita 🙂
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À propos de Sept Heures en Eté


4 responses to “Ma première fois

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